Pour sa troisième saison, la Queen’s Squad prépare une évolution de fond. Une École Supérieure de Poker accompagnera une sélection de joueuses sur deux à trois ans, tandis qu’un Campus ouvrira la formation à un public féminin plus large. Au cœur du projet porté par Cécile Ticherfatine : la conviction qu’une ambition professionnelle se construit avec du travail, de la discipline et du temps.
Avoir envie de devenir joueuse professionnelle est une chose. Pouvoir consacrer des heures à l’apprentissage, à la pratique et à l’analyse de son jeu en est une autre. C’est précisément sur cette différence que Cécile Ticherfatine entend bâtir la prochaine étape de la Queen’s Squad.
Lors de notre échange téléphonique, la fondatrice insiste sur la disponibilité des candidates autant que sur leur potentiel. Pour cette troisième saison, la sélection doit se resserrer autour de profils capables de s’investir durablement. La motivation compte, évidemment. Mais elle doit pouvoir se traduire dans un emploi du temps et dans une véritable discipline de travail.
Le dossier de présentation fixe une ambition : « construire un écosystème féminin de référence dans le poker ». Cette exigence donnera sa direction au nouveau modèle prévu pour 2027 : une École Supérieure de Poker pour les joueuses engagées dans un parcours vers la professionnalisation, et un Campus pour celles qui souhaitent apprendre et progresser à leur rythme.
Une sélection plus exigeante, un horizon plus long
Le changement le plus tangible concerne la durée de l’accompagnement. Les joueuses retenues pour l’École seront liées à la structure par un contrat de deux à trois ans. Cécile veut donner aux joueuses le temps de progresser, mais attend en retour un engagement réel et une discipline quotidienne. Cette temporalité permet d’envisager la progression au-delà d’une seule saison.

L’enjeu est de laisser le temps aux méthodes de s’installer. Comprendre un concept, savoir l’appliquer en session et conserver sa lucidité lorsque les résultats se dégradent demandent des apprentissages différents. Le projet entend les faire avancer ensemble, avec un suivi technique individuel et collectif, une préparation mentale et un accompagnement dans la gestion de bankroll.
Le staking annuel prévu par la structure apportera également un soutien financier à la pratique. Cécile évoque notamment le jeu en ligne dans l’accompagnement des joueuses. Les déplacements sur le circuit live doivent, de leur côté, leur permettre d’accumuler de l’expérience et de prendre leurs repères en compétition.
La sélection tiendra ainsi compte du niveau, du potentiel et de la capacité à faire de ce programme une priorité. Le Bootcamp de janvier restera un rendez-vous important pour identifier et intégrer les nouveaux profils.
Apprendre à travailler comme une professionnelle
« C’est du travail », rappelle Cécile Ticherfatine lors de notre échange. Une formule qui résume son approche : la progression exige un investissement régulier, au-delà des seules sessions. Les formats évoqués par Cécile, notamment les Spins et le jeu en ligne, s’inscrivent dans cette logique d’apprentissage régulier.
L’École prévoit aussi de travailler ce qui entoure les sessions. Gestion des émotions, confiance, hygiène de vie et accompagnement diététique figurent dans le programme. Autant de dimensions qui peuvent peser sur la qualité des décisions et sur la capacité à maintenir un rythme de travail.

Un coaching en communication complétera cet ensemble, avec l’apprentissage des outils et la construction d’une ligne éditoriale. La Queen’s Squad veut préparer des joueuses capables de gérer leur activité et leur présence publique avec davantage d’autonomie. Le projet vise ainsi, selon son dossier de présentation, « une nouvelle génération de joueuses professionnelles autonomes, préparées et accompagnées ».
L’appellation « École Supérieure de Poker » désigne ici le parcours sélectif imaginé par la structure. Sa promesse repose sur cet accompagnement dans la durée, dont les modalités concrètes seront déterminantes pour les futures recrues.
Un Campus pour élargir l’accès à la formation
À côté de ce parcours exigeant, le Campus répondra à d’autres attentes. Avec le Campus, Cécile souhaite permettre à chacune de trouver sa place, de la découverte du poker jusqu’à une ambition professionnelle. Il s’adressera aux femmes qui veulent apprendre, améliorer leur jeu ou structurer leur pratique, quel que soit leur niveau initial.
L’accès reposera sur des abonnements flexibles, avec la possibilité de les interrompre à tout moment. Contenus pédagogiques, coaching et échanges communautaires doivent permettre à chacune d’avancer selon ses objectifs et ses disponibilités. Lors de notre entretien, Cécile évoque Discord comme support de cette dynamique collective.
Le Campus pourra également servir à repérer des joueuses susceptibles de rejoindre ensuite l’École. Cette passerelle donnera aux profils les plus investis une occasion de montrer leur progression dans le temps. Les tarifs et le détail des formules restent à préciser.
Faire grandir les ambitions
Avec cette évolution, la Queen’s Squad cherche à répondre à deux besoins : rendre la formation accessible à davantage de femmes et renforcer l’accompagnement de celles qui envisagent une carrière.
Les candidatures pour la saison 3 sont ouvertes, avec une clôture annoncée au 19 octobre. Les postulantes sont invitées à se manifester par message privé sur le compte Instagram officiel de la Queen’s Squad, avant les entretiens de sélection et le Bootcamp de janvier.
Pour Cécile Ticherfatine, le prochain défi sera de faire tenir ensemble ouverture et exigence. Son objectif est de former des joueuses capables de prendre progressivement leur autonomie, aux tables comme dans la gestion de leur activité. Un premier cadre pour apprendre, puis un accompagnement durable pour celles qui veulent faire du poker leur métier.
