WSOP MAIN EVENT : MARIO BOOS PRIS EN SANDWICH, LE DÉFI TACTIQUE QUI L’ATTEND EN FINALE

Mario Boos débutera la table finale du Main Event avec 44 millions de jetons, soit 29 blindes. Un tapis encore confortable, mais le Français occupera un siège délicat entre Michael Gagliano et Greg Mueller, deux adversaires expérimentés capables de lui fermer de nombreuses portes.

Ils ne sont séparés que par quelques blindes. Michael Gagliano possède 46,5 millions, Mario Boos 44 millions et Greg Mueller 48,5 millions. Installés respectivement aux sièges 2, 3 et 4, les trois hommes devraient se retrouver régulièrement impliqués dans les mêmes coups.

L’« EFFET SANDWICH » DU SIÈGE 3

Une analyse publiée par PokerNews⁠ identifie cette configuration comme le principal danger pour Mario Boos.

Le Français aura l’avantage de parler après Gagliano, ce qui pourrait l’inciter à attaquer ses ouvertures. Mais Greg Mueller agira à son tour derrière Boos. Chaque tentative de relance ou de 3-bet contre l’Américain pourra donc être sanctionnée par le Canadien.

Le problème est renforcé par la proximité des tapis. Aucun des trois joueurs ne peut perdre un gros pot sans se retrouver immédiatement en danger. Avec des écarts de gains considérables — 1 million de dollars pour le neuvième, 1,25 million pour le huitième et 1,5 million pour le septième — la pression financière devrait peser dès les premières mains.

DEUX MULTIBRACELETS AUTOUR DU FRANÇAIS

Michael Gagliano compte plus de 3,3 millions de dollars de résultats et plusieurs bracelets WSOP. Greg Mueller, ancien joueur professionnel de hockey, possède également trois bracelets et apparaît comme le finaliste le plus expérimenté.

Mueller aime imposer le rythme et possède la position directe sur Boos. PokerNews estime que le Canadien pourrait chercher à mettre sous pression le Français et Gagliano, tout en restant plus prudent face à Jamie Shaevel, installé immédiatement à sa gauche avec 56 millions.

Pour contrer cette agressivité, Mario Boos pourrait resserrer certaines de ses ouvertures et varier davantage son jeu après le flop. L’une des pistes avancées consiste à checker occasionnellement des mains fortes, comme une top paire ou une paire supérieure au tableau, afin de laisser Mueller miser ses bluffs au lieu de lui offrir une décision facile face à une mise de continuation.

UNE PRÉPARATION ENTOURÉE DE MYSTÈRE

Mario Boos n’a pas préparé seul cette finale. Dans un entretien accordé à LivePoker⁠, il confirme avoir travaillé avec Davidi Kitai, Adrien Delmas et une troisième personne dont il préfère conserver l’identité secrète jusqu’à la fin du tournoi.

Le travail a porté sur la théorie, le mental et la condition physique. Son équipe n’a pas cherché à transformer son jeu, mais à affiner certains aspects et à préparer les situations propres à cette table finale.

Face aux 194 millions du chip leader Lucas Jumalon, Mario Boos ne pourra pas uniquement attendre les éliminations. Il lui faudra trouver le bon équilibre entre prudence, pression ICM et prise de risque. Avec 29 blindes, le Français dispose encore des armes nécessaires pour jouer plusieurs streets et exploiter les erreurs de ses voisins.

La table finale se disputera du 3 au 5 août. Mario Boos est assuré de recevoir au moins un million de dollars, tandis que 10 millions et le bracelet de champion du monde attendent le vainqueur.