Nouveau changement de cap à Las Vegas. Après avoir instauré une shot clock à partir du Day 7 du Main Event, les WSOP ont décidé de retirer le dispositif pour la table finale, programmée du 3 au 5 août. Les neuf finalistes, parmi lesquels le Français Mario Boos, pourront donc prendre leur temps dans les pots les plus importants.
Retour aux règles traditionnelles
La décision a été prise après consultation des joueurs et du staff du tournoi. Aucun chronomètre ne sera systématiquement utilisé, mais un joueur pourra demander le décompte du temps s’il estime qu’un adversaire tarde exagérément à agir. Le floor conservera également la possibilité d’intervenir.
Les WSOP se réservent toutefois le droit de réintroduire une shot clock en cas de ralentissements répétés. L’objectif est de laisser aux finalistes le temps nécessaire pour prendre des décisions pouvant valoir plusieurs millions de dollars, sans autoriser pour autant une exploitation abusive des paliers.
Un dispositif introduit en plein tournoi
La shot clock avait fait son apparition au début du Day 7, une première dans l’histoire du Main Event à Las Vegas. La veille, Loren Klein avait pris plus de quinze minutes pour une décision alors qu’il ne lui restait qu’un seul jeton. Il espérait profiter d’une élimination sur une autre table pour gagner un palier supplémentaire.
Face à ce tanking particulièrement visible, les WSOP avaient imposé 20 secondes avant le flop, 30 secondes après le flop et six extensions de 30 secondes par journée. L’article 80 du règlement autorisait bien l’organisation à introduire ce système à n’importe quel moment, mais le changement à 62 joueurs restants avait divisé le field.
Chris Brewer, Patrick Leonard, Andrew Lichtenberger, Ryan Riess ou Naoya Kihara avaient surtout dénoncé une modification tardive des conditions de jeu, potentiellement défavorable aux amateurs peu habitués aux time banks. À l’inverse, Daniel Negreanu et Shaun Deeb estimaient que le tanking organisé profitait principalement aux professionnels, mieux préparés à calculer la valeur des paliers et à exploiter chaque seconde disponible.
Une décision logique, un calendrier discutable
Le retrait de la shot clock a été salué par plusieurs joueurs, dont Barny Boatman et Adam Hendrix. La principale critique porte désormais sur la succession des changements.
Les participants éliminés pendant les Days 7 et 8 ont dû évoluer sous une contrainte qui disparaîtra au moment de distribuer les gains les plus importants. Pour les organisateurs, la difficulté sera de distinguer une longue réflexion légitime d’un ralentissement purement stratégique.
Tous les finalistes sont déjà assurés de recevoir 1 million de dollars. Le champion empochera 10 millions de dollars, contre 6 millions pour le deuxième et 3,75 millions pour le troisième.
Mario Boos avec le sixième tapis
Lucas Jumalon reprendra avec une avance considérable et 194.000.000 de jetons, soit plus du double du tapis de son premier poursuivant, Rami Hammoud. Mario Boos représentera la France avec 44.000.000, l’équivalent de 29 blindes à la reprise.
Le chip count de la table finale :
- Lucas Jumalon : 194.000.000
- Rami Hammoud : 79.000.000
- Jamie Shaevel : 56.000.000
- Greg Mueller : 48.500.000
- Michael Gagliano : 46.500.000
- Mario Boos : 44.000.000
- Lauri Saaskilahti : 37.500.000
- Han Feng : 25.000.000
- Evagoras Evagorou : 22.500.000
Où regarder la finale en France ?
La table finale sera diffusée gratuitement et commentée en français sur la chaîne YouTube de Winamax. Après avoir proposé l’intégralité du Main Event, la plateforme poursuivra son dispositif avec les trois journées de la finale, du 3 au 5 août. Mario Boos portera par ailleurs le logo Winamax à Las Vegas.
Les directs débuteront en pleine nuit en France : vers 3 heures pour les deux premières journées, puis vers 4h30 pour le dénouement, sous réserve d’un ajustement des horaires.
W9 propose de son côté une version montée destinée à un public plus large. Depuis le 25 juillet à 00h45, la chaîne diffuse le Championnat du monde de poker 2026, une collection de six épisodes présentée par Géraldine Maillet, avec Pierre Calamusa pour l’analyse technique. Les deux derniers épisodes seront consacrés à la table finale.
Le public français disposera ainsi de deux formats complémentaires : le direct intégral et gratuit sur YouTube avec Winamax, puis une version condensée sur W9.
