Romain Lewis quitte le Team Winamax

Neuf ans sous le patch rouge, une décennie ou presque à porter l’image de Winamax sur les plus grands circuits, et désormais une page qui se tourne. Romain Lewis n’est plus membre du Team Winamax. Une séparation qui marque la fin d’une aventure rare, tant le Girondin aura incarné, au fil des années, l’un des visages les plus attachants et les plus solides du poker français.

Arrivé en 2017 aux côtés d’Ivan Deyra, Lewis n’était déjà plus tout à fait un espoir. À seulement 21 ans, il avait déjà coché plusieurs cases : des résultats, du tempérament, une vraie présence live et cette capacité à fédérer autour de lui. Winamax avait misé sur un profil complet. Neuf ans plus tard, difficile de dire que le pari n’a pas été tenu.

Car Romain Lewis aura tout connu ou presque avec le W rouge sur l’épaule. Les festivals, les rails brûlants, les étés à Las Vegas, les caméras de Dans la Tête d’un Pro, les deep runs à répétition et, surtout, cette quête du bracelet WSOP devenue l’un des grands fils rouges de sa carrière. En 2018, il avait touché le rêve du bout des doigts avec trois podiums aux World Series. En 2021, il l’a finalement attrapé, en remportant le 10 000 $ Super Turbo Bounty pour décrocher son premier bracelet et inscrire son nom parmi les champions du monde français.

Avec plus de 4 millions de dollars de gains en live, Romain Lewis laisse derrière lui un bilan très solide. Mais réduire son passage chez Winamax à une ligne Hendon Mob serait passer à côté de l’essentiel. Lewis, c’est aussi un style, une énergie, une manière d’être dans le milieu. Toujours souriant, souvent chambreur, rarement distant, il a longtemps représenté ce lien précieux entre le poker pro et le poker amateur.

Sur les étapes Winamax, dans les séminaires, autour des tables ou au bord d’un rail, Romain Lewis a cultivé une image de joueur accessible, passionné, profondément humain. Un profil devenu rare dans un poker de plus en plus technique, où lui aura toujours gardé ce goût du live, des échanges, des tells, des discussions de spots jusqu’au bout de la nuit.

Son départ ne ressemble donc pas à une rupture brutale, mais plutôt à la conclusion naturelle d’un chapitre. À 30 ans, Romain Lewis semble prêt à ouvrir d’autres portes, sans pour autant refermer celle du poker. Le Main Event des WSOP devrait encore le voir revenir à Las Vegas, là où une grande partie de sa légende s’est écrite.

Lire le papier de Tapis Volant sur le Blog Winamax — « C’est un beau Romain, c’est une belle histoire »