Benjamin Camps : «Dès les premiers événements Kill Tilt, on a senti qu’il se passait quelque chose»

Depuis quelques saisons, les Kill Tilt Poker Series se sont installées dans le calendrier live francophone. Derrière ce projet, on retrouve notamment Fivebet, structure fondée par Benjamin Camps et Thomas Gimie. Une aventure née presque par hasard… et qui continue aujourd’hui de grandir. Entretien.

Comment est née la collaboration entre Fivebet et Kill Tilt ?

C’est une histoire assez amusante. La rencontre remonte à 2022, juste après la création de Fivebet. Avec Thomas Gimie, nous étions invités sur le plateau de la Club Poker Radio. C’est un endroit assez particulier dans le paysage du poker français. Beaucoup de joueurs y sont passés. L’ambiance est très conviviale, il y a toujours du monde, et les discussions continuent souvent hors antenne.

C’est dans ce contexte qu’on a vraiment échangé avec ShiShi. On parlait de coaching, de contenu, de la communauté Kill Tilt… et aussi de ce que nous étions en train de construire avec Fivebet. À un moment, presque spontanément, je lui ai lancé : « Pourquoi vous ne faites pas du live ? Pourquoi ne pas organiser un tournoi Kill Tilt ? ». Il m’a répondu : « Pourquoi pas ? On n’y a jamais vraiment pensé. »

L’idée s’est concrétisée rapidement ?

Oui, assez vite finalement. ShiShi en a parlé à Simon Sanchez et Flavien Guenan. Quelques jours plus tard, je me retrouve au téléphone avec Simon. Et comme on habite tous les deux à Nice, on se voit facilement. On s’est retrouvés autour d’un repas, on a discuté, on a essayé d’imaginer ce que pourrait être un événement Kill Tilt en live. Et à partir de là, tout s’est enchaîné.

Le premier tournoi a eu lieu à Aix-les-Bains, puis à Mandelieu. Très vite, on a senti qu’il y avait un vrai potentiel. La deuxième année, on a structuré davantage le projet avec la Kill Tilt Poker Cup. Puis sont arrivées les Kill Tilt Poker Series, avec plusieurs étapes : Mandelieu, Toulouse, Amnéville… et maintenant Bâle. À un moment, on s’est dit : pourquoi s’arrêter à un tournoi quand on peut créer un festival ?

Pourtant, des circuits de poker live, il en existe déjà beaucoup…

C’est vrai. Le calendrier est chargé. Mais ce qui fait la différence, c’est l’identité. Quand on regarde certains circuits installés depuis longtemps, ils ont chacun leur univers. Certains sont très institutionnels, d’autres très communautaires. Les Kill Tilt Poker Series se situent un peu à part, parce qu’elles reposent d’abord sur une communauté déjà existante.

Les coachs Kill Tilt sont très proches des joueurs. Les gens suivent les vidéos, participent au Discord, échangent régulièrement. Quand ils arrivent sur un festival, ils ont déjà l’impression de se connaître. Et ce qu’on a constaté très vite, c’est que beaucoup de participants n’avaient jamais joué d’autres circuits live auparavant. Il y a une ambiance particulière. Une énergie différente. Aujourd’hui, les KTPS ne sont plus simplement un tournoi. C’est devenu un concept.

Le prochain festival se déroulera à Bâle. Pourquoi ce choix ?

Bâle peut surprendre au premier abord, mais c’est en réalité un emplacement très stratégique. La ville se trouve à la frontière de trois pays : la France, l’Allemagne et la Suisse. Cela permet de rassembler facilement une communauté assez large. Toute la région du Grand Est, notamment l’Alsace et la Moselle, peut s’y rendre facilement. Ce sont des zones où nous avons déjà rencontré beaucoup de succès. Comme nous ne faisions pas Amnéville cette année, c’était aussi une manière de rester proches de ces joueurs. Et puis c’est l’occasion de faire découvrir le Casino de Bâle à la communauté Kill Tilt et de continuer à faire évoluer le projet.

Justement, comment voyez-vous l’évolution des KTPS ?

L’objectif reste de conserver ce qui fait l’identité du projet : la proximité avec les joueurs. On veut garder cet esprit communautaire, cette accessibilité, tout en continuant à structurer les festivals. Les KTPS ont trouvé leur place, mais on a encore beaucoup d’idées pour la suite. Et l’histoire continue.

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