Le Britannique a frappé fort à Las Vegas en remportant l’Event #2 du PokerGO Tour Last Chance, un tournoi à 10 100 $ de buy-in qui lui rapporte 315 000 $ et, surtout, un bond décisif au classement général du circuit.
Réunissant 126 entrants pour un prizepool de 1,26 million de dollars, ce high roller faisait figure de passage obligé pour les joueurs encore en quête d’une qualification pour le championnat de fin de saison. Déjà titré sur le PokerGO Tour presque jour pour jour un an plus tôt, Patrick Leonard a confirmé sa capacité à performer dans les moments clés. Arrivé en table finale avec un gros tapis, il a su naviguer avec maîtrise dans un field relevé, sans jamais réellement perdre le contrôle.
Le tournoi n’a pourtant pas manqué de rebondissements. David Coleman, longtemps en difficulté, a signé un parcours remarquable pour se hisser jusqu’au heads-up, après avoir survécu face à plusieurs cadors. Nick Schulman, récemment intronisé au Poker Hall of Fame, a brièvement pris les commandes de la table après un coup spectaculaire, avant de s’incliner à la troisième place.
Dans le même temps, Jeremy Ausmus, tenant du titre de Joueur de l’Année PGT et vainqueur du championnat la saison passée, termine sixième pour 63 000 $. Ce résultat lui permet de récolter de nouveaux points, le maintenant en embuscade dans la course au Top 40 qualificatif, même s’il lui faudra encore un gros résultat pour valider son billet.
Pour Leonard, l’équation était simple. Avant ce tournoi, il se situait à quelques centaines de points seulement du seuil décisif. Grâce à cette victoire et aux 315 points engrangés, il grimpe désormais à la 27e place du classement, faisant de lui un quasi assuré de disputer le PGT Championship et son freeroll à 1 million de dollars.
La série Last Chance avait été lancée par la victoire de Clemen Deng sur l’Event #1, tandis que plusieurs figures majeures du circuit restent encore en lice sur les tournois à venir, dont Phil Hellmuth. À l’approche de la fin de saison, chaque tournoi peut redistribuer les cartes. Pour Patrick Leonard, en revanche, ce succès ressemble déjà à un ticket composté pour le grand rendez-vous final.
