À Singapour, le skyline va bientôt accueillir un nouveau monstre de béton, de verre et de jetons. Las Vegas Sands, mastodonte américain du jeu, vient d’annoncer l’extension XXL de son complexe iconique Marina Bay Sands avec un investissement de 8 milliards de dollars sur la table. Objectif affiché : transformer la cité-État en capitale mondiale du resort intégré.
Le chantier, qui vient de débuter, a été baptisé IR2 – comme Integrated Resort 2 – et promet du très lourd : une tour hôtelière de 55 étages, 570 suites de luxe, une salle de spectacles de 15 000 places, un nouveau casino, des piscines à débordement perchées dans les nuages, une offre gastronomique cinq étoiles et près de 19 000 m² dédiés aux salons et conventions. De quoi faire saliver touristes et high-rollers, et asseoir un peu plus la domination de Sands dans la région.
Déjà spectaculaire avec ses trois tours reliées par le célèbre « SkyPark » en forme de paquebot, le Marina Bay Sands s’apprête donc à évoluer en mode double stack. Les travaux devraient durer jusqu’en juin 2030, pour une ouverture en janvier 2031.
Présent lors de la pose de la première pierre, le Premier ministre Lawrence Wong n’a pas boudé son enthousiasme : « Cette extension rafraîchira notre ligne d’horizon ». Un horizon déjà bien saturé de projets pharaoniques, dans un pays où tout est pensé pour attirer les touristes, des super-arbres de Gardens by the Bay au dôme floral en passant par le seul Universal Studios d’Asie du Sud-Est.
Avec 16 millions de visiteurs internationaux en 2024 (+21 % par rapport à l’année précédente), Singapour confirme son statut de hub asiatique incontournable. Las Vegas Sands, qui aura alors investi plus de 15 milliards de dollars sur place depuis 2010, ne s’y est pas trompé. « Cela démontre notre confiance dans cette région », résume Patrick Dumont, président et COO du groupe.
Entre business, spectacle et tapis vert, la partie ne fait que commencer.
