Le Super Main Event des WSOP Paradise a failli perdre l’un de ses principaux protagonistes, Justin Bonomo, lors des demi-finales. Le numéro 2 de la All Time Money List a été au centre d’une controverse après avoir refusé de retirer un keffieh, symbole associé à la cause palestinienne, qu’il portait depuis le début du tournoi.
Une tolérance mise à l’épreuve
Pendant plusieurs heures, Bonomo avait arboré ce keffieh sans que cela ne pose problème. Mais à 16 joueurs restants, à l’approche de la table télévisée, les organisateurs lui ont demandé de retirer cet accessoire, jugé trop polémique dans un cadre retransmis au grand public. L’Américain a d’abord refusé, exprimant son mécontentement sur X (ex-Twitter) :
« Pretty fuc***, ils (les WSOP, NDLR) organisent des tournois caritatifs pour les forces de défense israéliennes (IDF), mais ne veulent pas me laisser porter une écharpe confectionnée en Palestine. »
Ce refus lui a valu un avertissement officiel, accompagné d’une menace d’exclusion. Confronté à cette sanction, Bonomo a finalement accepté de retirer son keffieh, non sans polémique.
Un débat enflammé
Si la décision des WSOP peut sembler sévère, il est important de noter que les organisateurs avaient toléré le keffieh jusqu’à l’approche de la diffusion télévisée. Cependant, les déclarations incendiaires de Bonomo, notamment son accusation selon laquelle les WSOP seraient « le bras armé de l’armée israélienne », ont nettement contribué à attiser les tensions.
Ces prises de position, perçues comme excessives par une partie de la communauté, ont poussé les organisateurs à adopter une posture plus stricte, eux qui sont habituellement réputés pour leur tolérance et leur ouverture.
Le poker a toujours été une zone neutre, où des joueurs de toutes origines, convictions et croyances cohabitent en bonne intelligence. Cet incident met en lumière les limites de cette coexistence pacifique lorsque des convictions politiques s’invitent à la table.
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